Coronavirus & supply chain : une équation difficile

30 % de la production manufacturière mondiale provient de Chine. L’épidémie de Covid-19 a eu de très fortes conséquences sur cette production, largement revue à la baisse. Résultat, en Europe, l’équation Coronavirus – supply chain s’avère difficile à résoudre : entre mesures sanitaires et approvisionnements en baisse, l’agilité de la Supply Chain devient essentielle à la survie de l’entreprise.

Agilité pour maintenir l’activité sur le court terme

Que ce soit du fait de la baisse de la production manufacturière chinoise ou italienne ou parce que les flux aériens internationaux se sont réduits, l’approvisionnement en matières premières se voit lourdement impacté. Les entreprises manquent de matières premières, qu’elles n’ont pas en nombre suffisant, voire pas du tout. Dans ces conditions, pas besoin d’être spécialiste de la chaîne d’approvisionnement pour comprendre que le duo coronavirus – supply chain ne fait pas bon ménage. Face à cela, comment les entreprises se sont-elles organisées ?

Coronavirus / supply chain : un impact différent selon les chaînes d’approvisionnement.

Face à une telle situation d’urgence, il est essentiel de reprendre en main sa logistique et de revoir toute sa supply chain. Par exemple l’origine de ses fournisseurs : l’occasion de relocaliser peut être à envisager.
Rares sont les entreprises à avoir été épargnées par l’impact économique de cette crise sanitaire. Les situations sont cependant disparates. Certaines ont accumulé trop de stock car leurs ventes se sont effondrées quand d’autres sont en rupture de stock car la demande augmente alors que la capacité de production a baissé. Certaines sont même allées jusqu’à changer leur production, comme Michelin l’a fait dans l’automobile. Le fabricant de pneus s’est ainsi mis à produire des masques chirurgicaux sur ses sites de Bourges, Clermont-Ferrand et Joué-les-Tours. Dans le secteur aéronautique, les ventes sont au plus bas, tout au long de la chaîne. Chez Safran par exemple, la production a été divisée par deux entre mars 2019 et mars 2020. L’agroalimentaire a dû se réinventer pour réussir à maintenir les magasins achalandés en denrées alimentaires quand la restauration a vu son activité quasiment réduite à zéro. L’industrie pharmaceutique a dû, elle, faire face à la contrainte inverse : un afflux de commandes de médicaments liés à des patients qui en faisaient des stocks dans le monde entier.

L’équation coronavirus / supply chain n’a donc pas une mais de multiples réponses possibles.

 

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